
Le sable fait partie de notre quotidien, il est même omniprésent. Pourtant, cette ressource dont nous avons tant besoin s’épuise.
Il arrive en troisième position des ressources les plus utilisées, après l’air et l’eau, devant le pétrole et le charbon.

Il représente environ 200 usages de notre quotidien :
filtration de l'eau
fabrication de microprocesseurs
le verre
le vin
le papier
le dentifrice
le plastique des réacteurs
la peinture
les pneus ...
En d’autres termes, dans notre société actuelle, le sable est devenu comme l’air ou l’eau : on ne peut pas vivre sans.
Là où le sable est vital, c’est bien pour le secteur du bâtiment. Il forme la matière première du béton que l’on trouve dans quasiment tout type de construction. On estime que le boom immobilier actuel engendre une consommation de 2 tonnes par an et par être humain de béton !

Parce que son coût de production est relativement bas et qu’il présente des qualités inégalables, le béton armé est donc le matériau de construction dominant à l’échelle planétaire. Or il est composé de 2/3 de granulats faits à partir de sable et de 1/3 de ciment et d’eau.
Pour construire un autoroute, 30 000 tonnes de sable sont englouties à chaque kilomètre et 12 millions de tonnes pour une centrale nucléaire !
Alors que les mines et carrières de sables s’épuisent à travers la planète, le dernier endroit où trouver du sable est donc au fond de la mer. Pour aller chercher le sable au fond des océans, les industriels font intervenir d’immenses navires spécialisés capables d’extraire et emporter jusqu’à 400 000 m3 de sable par jour.

Mais le sable est une ressource non renouvelable : son extraction a de nombreuses conséquences sur l’environnement :
son extraction provoque des crues
empêche le remblai naturel des plages
la survie de toutes les espèces marines dépendent du sable
la menace de la biodiversité
la destruction des ressources alimentaires de nombreuses familles qui vivent de la pêche
l'érosion des plages : 75 à 90 % des plages du monde reculent
disparition de certaines îles
avec la disparition du sable, l'eau de mer s'infiltre dans les nappes phréatiques et empêche la culture de certaines terres

Il est plus qu’urgent de changer nos méthodes de construction afin de nous passer du sable.
D’autant plus que les alternatives existent déjà : la paille, la terre, le bois, les matériaux recyclés (dont le béton), les cendres d’incinération …
On a même découvert que le verre, pouvait être à nouveau transformé en sable. Cette piste serait plus qu’intéressante à exploiter pour la construction, d’autant plus qu’ 1/4 du verre n’est jamais recyclé.
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